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Olivier Grasser - "Avoir l'ellipse dans les yeux"

JAN KOPP, DAS ENDLOSE SPIEL - LE JEU SANS FIN - Editions Verlag für moderne Kunst Nürnberg, 2010

Jan Kopp appartient à une génération d'artistes nourris des idéaux de la modernité, mais dont les œuvres semblent vouloir relever le défi en le remodelant aux conditions d'une réalité globalisée et formatée. Il développe lui-même une œuvre en appui tantôt sur le politique tantôt sur le philosophique, qui envisage la place de l'humain, qu'il soit individu dans la société ou être dans l'univers.


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Katharina Schlieben - Entretien avec Jan Kopp - "De la nécessité de se déspécialiser en permanence"

JAN KOPP, DAS ENDLOSE SPIEL - LE JEU SANS FIN - Editions Verlag für moderne Kunst Nürnberg, 2010

Au départ, il y a une hypothèse que j'essaie de transposer. Dans ce processus, il y a toujours des échanges de compétences et une interaction de plusieurs savoirs. Ce que je trouve intéressant, c'est de commencer à travailler dans un contexte artistique, puis d'en sortir alors que la trans-disciplinarité n'était pas une intention première. C'est peut-être dû au fait que l'art est transdisciplinaire par définition. Pour moi, l'art n'est pas attaché à un médium. Il n'est pas spécialisé, il est indépendant du médium.

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Marc Wellmann - "Le jeu sans fin" recadré

JAN KOPP, DAS ENDLOSE SPIEL - LE JEU SANS FIN - Editions Verlag für moderne Kunst Nürnberg, 2010

Avec Le jeu sans fin, Jan Kopp a conçu une construction cinétique complexe et énigmatique, dont les éléments formels sont immédiatement identifiables : onze pendules de cuivre poli à la lente oscillation animent un cirrus de billes de verre multicolore éparpillées au sol, sur une surface ellipsoïdale. Les pendules n'oscillent pas dans des plans fixes, mais on observe aisément l'uniformité de leurs déplacements. Telle une grappe de métronomes suspendus à l'envers, ils oscillent au même rythme et parcourent la même distance. Les quelque 3 500 billes de toutes les couleurs et de toutes les tailles s'égayent anarchiquement sur l'ellipse blanche proportionnellement immense, dont les bords sont discrètement relevés pour les contenir.

Marjorie Deshayes - "Jan KOPP" 

REGIOARTLINE.org 2008

...Jan Kopp est un artiste qui a ce don d’utiliser une large gamme de médias en en exploitant habilement le meilleur des propriétés. C’est donc sur le terrain de la polymorphie et de la polysémie que nous nous engageons. Découvrons…


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Dryansky Larisa - "Amoco" 

FESTIVAL PHOTO ET VIDÉO DE BIARRITZ, 2006


...Souvent ludique dans ses décalages, l'oeuvre de Kopp n'est pas exempte d'une « inquiétante étrangeté ». Ainsi dans Amoco, l'image fixe et au ralenti d'une caméra de vidéo surveillance fige les mouvements de la ville dans une atmosphère de malaise tandis que la bande-son, faite d'un patchwork de sources sonores hétérogènes et sans lien avec cette image, accroît l'effet de distanciation...

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Carole Boulbès - "Nous ne sommes pas des spécialistes" 

JAN KOPP - TECHNIQUES RAPPOLDER - Isthme éditions, Paris, 2005 (pp. 29-35)

 

...Jan Kopp n'est pas l'obscur héros d'un western télévisé. Son intervention est simple. Dans News for an unbuilt city, elle est de nature à instaurer des rapports anarchiques entre les participants qui créent ensemble, momentanément, une association plus ou moins cacophonique...

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Yvane Chapuis - "Entretien"

SINGULIERS

...Je suis face à quelque chose dont je déchiffre l'absurdité, et pourtant je peux la regarder avec la satisfafction d'une logique qui se déroule, parce qu'elle crée un monde... Cette dimension m'intéresse à l'égard du pseudo perfectionnisme affiché par la culture populaire, où tout glisse dans une lumière formidable, parfaitement chonométré. Le produit culturel est devenu l'object d'une efficacité parfait...

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Annie Claustres - "Changer une minute," ou le temps des métissages 

JAN KOPP - TECHNIQUES RAPPOLDER - Isthme éditions, Paris, 2005 (pp. 67-70)


...Le souvenir des visages s'amenuise ainsi que celui des mots prononcés sous le registre de l'échange. Mais il ne s'agit pas de lassitude. De minute en minute, on passe à l'appréhension d'une autre dimension du temps, celle d'un temps suspendu où ne demeure que la conscience et la trace visuelle de rencontres plurielles, de croisements inattendus...

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Jacinto Lageira - "Avatars du savoir parler (bien)"

JAN KOPP - TECHNIQUES RAPPOLDER - Isthme éditions, Paris, 2005 (pp. 97-103)

...Enseigner une langue inexistante est déjà extraordinaire, mais croire qu'on la maîtrise laisse sans voix. Et pourtant, cela se peut : Psalmanazar, mystificateur du xvii e siècle, français installé à Londres, qui réussit pendant longtemps à se faire passer pour un Japonais de l'île de Formose, « imagina un nouvel alphabet, une nouvelle langue, traduisit le catéchisme anglican en formosan », langue qu'il était évidemment le seul à parler, et donna même des cours de formosan pour vivre...

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Jeanne van de Portal - "Quelques mouvements cycliques"

COLLECTION PUBLIQUE D'ART CONTEMPORAIN DU CONSEIL GÉNÉRAL DE LA SEINE-SAINT-DENIS: fonds départemental d'art contemporain, acquisitions 1998-2005


...La troupeau mû par Kopp se fait métaphore de la guerre tel le roman de Giono agent pour titre Le Grand Troupeau**. De même, l'artiste use de juxtapositions, d'alternances de lieux, de lenteur et d'accélérations, sans transition temporelle entre les chapitres pour placer son troupeau au centre de l'oeuvre, l'entourant de saynètes anodines et hors du temps. Elles agissent comme de vieilles photos de famille dont on ne possède plus les clés de lecture...

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François Quintin - "Nowhere-lands 2001"

CELEBRATION! 20 ANS DU FRAC CHAMPAGNE-ARDENNES, 2005


...Le fil tendu entre les bras des platines relie les deux espaces. Parents de la sculpture, de l’installation sonore, ou même environnementale, c’est avant tout un dispositif dont la magie du laisser-aller, le plaisir de l’incertitude, des bonnes attentes, tiennent véritablement à un fil....

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Bernard Goy - "Amoco"

PROJET CÔNE SUD: FONDS RÉGIONAL D'ART CONTEMPORAIN ÎLE-DE-FRANCE, 2004


...Aux non-événements que constituent les haltes des véhicules à la pompe, Jan Kopp oppose une bande sonore mixte où s'entrecroisent des extraits musicaux, des conversations et de simples bruits, sans rapport à l'immobilité obsessionnelle du plan. Le montage sonore se substitue au montage visuel absent, induisant une narration ouverte et plurielle...

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François Piron - "Entretien sur Échanges de compétences"

ATELIERS 1997-2002: CENTRE NATIONAL DE LA PHOTOGRAPHIE, 2002


...Faire ce qu'on ne sait pas faire est une façon de procéder qui va dans le même sens. Il ne s'agit pas de faire l'imbécile ni de se retrouver dans une situation incapacité, ni d'une recherche de l'échec. C'est davantage une tentative pour adopter ou apprivoiser la représentation d'un événement ou d'une situation tout en laissant place à l'incompréhension...


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